3615 ma Life

28 juin 2007 08:27 | Satisfait | 1 commentaire

 

Bonjour, on m’a dit que je ne disais pas vraiment de chose sur moi alors voilà je vais le faire. De plus, il y a peu on m’a jugé sur une propa sans connaître l’intégralité de l’histoire. On m’a jugé sur les dires d’une personne, sans savoir ma vision.

Tout d’abord les banalités : Je m’appelle Yann, je suis né à Nantes le 17 août 1984. Mes parents sont divorcés, j’ai 4 demis frères. Je fais des études d’histoire j’ai pour le moment 5 ans de fac a mon actif, j’ai redoublé deux fois. Je suis brun aux yeux marrons, je mesure 1m89 et pèse normalement 69kg, ce chiffre descend en dessous de 65kg en période de stresse et de déprime. Je suis quelqu’un de très timide, sensible et dit on gentil quand on me connaît. Je suis homosexuel, ma première expérience sexuelle était avec une fille a l’âge de 18ans et 6mois. Je suis politiquement à Droite. Je suis lion ascendant balance, rat de bois en astrologie chinoise et cèdre en astrologie celte.

Bon commençons les choses sérieuses. Depuis tout petit je suis timide, j’étais toujours dans les jupes de ma mère, et ce jusque très tard. Facilement jusque mon début d’adolescence. Je disais bonjour, sans que personne ne m’entende puisque les mots ne dépassaient jamais mes lèvres vu la force de ma voix, en regardant par terre, n’osant pas défié ni soutenir les yeux des autres. Il parait que ça venait du fait que je n’ai aucune confiance en moi. Que je n’avais pas d’estime pour ma personne, que je me jugeais insignifiant. Très tôt j’ai développé un complexe d’infériorité. Mais comment faire autrement quand votre mère elle-même ne vous fait aucun compliments, qu’elle vous dit que vous êtes comme votre père sachant qu’elle le déteste, et que c’est l’homme que vous haïssez vous-même le plus. Êtes-vous réellement comme lui ? Vous réagiriez comment vous ? Bah, moi et mon syndrome de Stockholm on se disait que c’était notre faute et qu’elle avait raison. Surtout que, lorsque ma mère était avec ses amies vous deveniez un être modèle, on vous louange. Dans la tête d’un gamin de 6ans ça fait bizarre et c’est incompréhensible. J’ai en plus eu la chance de me faire battre par mon père, cet être infâme qui me faisais peur. Chaque semaine je stressais parce que j’allais le voir le week-end. J’ai eu droit pour ça à des heures avec une charmant psychologue. Ce qui ne m’empêcha pas les week-ends avec lui. En plus mon père n’ayant pas fait souffrir que moi, l’un de mes frères plus âgé que moi de deux ans, se vengea sur moi. En plus de me faire battre par mon père le week-end, la semaine j’avais mon frère qui s’en chargeait. Mais grâce à ceci je développais très vite un humour emprunt de sarcasme, de cynisme, d’ironie et d’autodérision. Je devenais moi-même mon propre bourreau, de toute façon l’avocat de la défense n’a jamais existé, malgré l’aide sommaire de ma grand-mère qui fut sûrement la seule personne à me donner un minimum d’attention que j’aurai pu espérer de mes parents, mais je ne la voyais que trop rarement. En plus, si cela ne suffisait pas, à l’école et au collège j’ai toujours été la tête de turc. Forcément quand vous n’avez rien pour vous sauf les études, vous vous donnez à fond, en plus c’est la seule chose qui donne le sourire à ma mère de recevoir le bulletin de notes irréprochable que je rapportais. Et les autres enfants de la classe vous traites de chouchou et d’autres noms moins élogieux. Hum, vous allez me dire que je le fais exprès. Sûrement, je devais les attirer. J’ai passé seul mes années collèges, mes seules occupations lors des récréations étaient de rester assis devant la salle où je devais être après. Et les heures de cantines c’était passé le plus de temps devant mon plateau ça fait toujours ça de moins à attendre devant la salle. J’ai fait ma première tentative de suicide à 14ans, pour rentrer chez moi y avait un pont au dessus de la 4 voies. J’avais enjambé la barrière et allais me jeter sur la route quand un homme m’a retenu remis du bon côté de la barrière et refilé une baffe. Ma mère, ni personne n’en aura jamais rien su. Le lycée fut un soulagement quelque part. Une bouffée d’air entre les années collèges et les années fac. Je me suis pris la tête avec une prof d’anglais (je hais l’anglais). A partir de là j’ai commencé (ce ne fut pas spectaculaire mais c’était déjà ça) à me libérer des chaînes que la société impose. Je me suis moins laissé faire par ceux que je n’appréciais pas. Malgré ça leur avis comptait toujours pour moi. Je m’occupais trop de ce que pouvait dire les autres. C’est con mais c’est comme ça. J’ai réussis à avoir mon baccalauréat. C’est pas difficile vous me direz. Mais j’ai pas comblez ma maman je ne l’ai eu qu’au rattrapage… J’ai pas ouvert un bouquin de cours de tout mon secondaire, ni fait les devoirs maisons à la maison, soit je les faisais à la fin du cours comme en mathématiques, soit je ne les faisais pas. C’est mal vous me direz. J’ai eu le droit d’aller en prépa quand même mais comme ma mère déménageait j’ai refusé ceci pour aller à la fac à Metz. Je fêtais mes 18 ans dans une nouvelle région. A noter que je ne suis jamais resté plus de 6ans quelque part, j’ai toujours déménagé au bout de ce temps ou un peu avant. Alors pour vous faire des amis et conserver les amitiés ce n’était pas faisable. Donc je me retrouvais le jour de la rentrée seul dans un coin de l’amphi regardant les gens qui avaient tous l’air de connaître au moins une personne. Mais avec de la chance je suis tombé sur le seul qui ne connaissait personne non plus. C’est la première fois que j’allais vers quelqu’un pour parler, ça fait bizarre et je me suis super attaché à lui en fait, surtout qu’on passait notre temps ensemble pendant presque deux mois. Ensuite on est tombé sur un groupe de fille dont une devait devenir ma première et seule petite amie. Je suis resté deux mois avec elle. Deux mois pas top, deux mois de remise en question. Au bout des deux mois j’ai découvert que je n’étais pas aussi attiré par les filles. Je lui ai donc avoué ainsi qu’à cet ami qui m’était si cher. L’année suivant, on se retrouvait dans des groupes de TD différents et les liens sont resté fort au moins entre nous trois. Le reste du groupe qu’on s’était fait partait en couille. En plus je me découvrais homosexuel, je n’acceptais pas, j’avais dit à ma famille qui n’acceptait pas plus sauf mon frère aîné. Je découvrais aussi ce qu’était le célibat. Avant je n’y faisais pas gaffe, ça ne m’inquiétait pas plus que ça. Et la nouvelle sensation de solitude me fut insoutenable. Elle m’a forcée à prendre pour petits copains des personnes que jamais je n’aurais regardées. En tout cas je me faisais une nouvelle réputation de salope que même si je ne pense pas être vraie, car pour moi la salope est la personne qui va tout faire pour avoir le cul d’une autre, moi je préfère grandement le romantisme au sexuel de la chose. J’aime le sexe je ne dirais pas le contraire mais je préfère les câlins, les caresses, la douceur, la tendresse. Croyez moi si vous voulez mais je peux me passer de sexe longtemps mais pas des bras d’un mec. J’ai eu en 4 ans pas moins d’une cinquantaine de copains avec qui ça à durer entre 1 semaine et 9 mois. Sur la plupart je me suis fait largué pour des raisons diverses et variées. J’en ai aimé vraiment sur le lot que trois. Trois qui ont compté pour moi… Matthieu, Vivian et Olivier. C’est trois là sont les seuls pour qui j’ai vraiment éprouvé quelque chose et cela allait en augmentant. J’ai du mal à me défaire d’eux encore aujourd’hui surtout du dernier cité. Les autres j dois l’avouer je ne les ai pas aimé au sens stricte mais j’aimais être avec eux, pour la majorité en tout cas. Il m’est arrivé de sortir avec quelqu’un même sans l’aimé juste parce qu’il s’intéressait à moi. Je suis un salaud, oui sûrement, mais je n’ai jamais voulu faire de mal. Au contraire je préfère souffrir que de faire souffrir. J’ai supporté beaucoup des mecs pendant très longtemps, trop longtemps. J’ai dû plaquer 4 personnes sur la totalité des mecs avec qui je suis sorti. Mais je sais que je n’ai pas été irréprochable. J’ai trompé trois mecs avec qui je suis sorti. Pour des raisons différentes, un ne me montrais pas assez d’attention, un autre voulait trop de sexe pas assez de câlins et le dernier lui le fait qu’il soit loin et que l’amour soit à sens unique ne m’a pas aidé à être fidèle. Je dis pas que je peux pas l’être, mais je veux pour cela une réciprocité dans les sentiments ou du moins un espoir de réciprocité à venir. Je serais sûrement fidèle au mec que j’aurais choisis et qui m’aura choisis mais ça j’y crois que peu au final. Je peux dire avec certitude que si un mec me plait, je ne sortirait pas avec. Pourquoi ? Simple, je lui plait pas ou alors il y a quelque chose qui fait que ça sera pas possible, l’éloignement, un problème personnel ou autre. J’i un mec qui m’a donné son MSN pour pouvoir me bloquer, je suis attiré par un mec qui est de Bruxelles, je tombe sur le bi qui s’assume pas, ou alors je sors avec et au bout e quelque jours il me largue, il peut aussi me dire que je le dégoûte et encore quand il me regarde pas en me disant mais tu t’es regardé… et ceci ne m’est pas arrivé une seule fois non, non. Je les compte plus du tout… maintenant je sais si un mec me plait ça marchera pas. J’en ai tellement marre que j’ose même plus parler au mec qui me plaît. J’ai bien des mecs qui me disent : « Mais Yann tu es beau », mais c’est pas pour autant qu’ils sortiraient avec moi. De plus depuis trois ans, moi qui avais une scolarité quasi irréprochable je n’arrête pas d’avoir de mauvaise note et de rater mes années universitaires. Même à ça je ne peux pas me rattacher. En tout cas, tout ceci et le fait d’avoir rencontré un mec super qui est aujourd’hui mon meilleur ami (j’en ai presque pas vous me direz), fait que mon complexe d’infériorité c’est transformé en complexe de supériorité. Et aujourd’hui je me prends pas forcément pour de la merde, mais j’en suis pas, je suis un être humain qui pense par lui-même qui n’aime pas la mode, les émissions à la con de la populasse. Et depuis les tentatives de suicides, qui sont aussi nombreuses que mes coucheries, ne sont plus d’actualité. Ces dernières en nombre conséquent font que je vais aujourd’hui encore voir un psychiatre et que l’enfermement en Hôpital Psychiatrique pour un séjour de courte durée n’est jamais bien loin. Dernièrement j’y ai réchappé de peu en acceptant d’être sous Prozac pendant un mois. Tout ceci parce que je réfléchissais assis sur un pont les pieds ballants au dessus de la Moselle.

Pour finir, aujourd’hui si je vous dis tout ceci c’est parce que j’ai décidé de tourner une page qui aurait du l’être depuis longtemps et qu’aujourd’hui je veux le faire. D’ici le mois de septembre je prendrais mon envole du cocon familiale pour normalement m’installer sur Paris. Alors voilà, je fais ce que je dois faire. J’ai réduit ma liste de contacts a 10 personnes et ne pense pas en rajouter avant longtemps. Désolé pour ceux que j’ai enlevé mais j’ai normalement d’autre façon de vous contacter, MSN, GSM. Je vous raconte ma vie comme ça vous n’êtes pas obligé de venir me parler pour la connaître et vous rendre compte que je n’ai rien d’intéressant. Alors voilà si par hasard tu veux me parler de chose intéressante, vient. Mais si tu veux m’insulter, m’engueuler, me faire chier avec des conneries, ne t’en donne pas la peine d’autre le font déjà à ta place et je me donnerais pas la peine de te répondre.

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MC8wMDAvMDA3LzAwMDAw©mAPk pro | 08/07/2007

Joli témoignage qui m'a touché, t'sais ! :)